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Haïti Priorise: Cliniques communautaires et scolaires, Baptiste

Le problème

L'amélioration de l'accès aux soins de santé est l'un des objectifs fixés par l'Etat haïtien dans le cadre du Plan Stratégique de Développement d'Haïti (PSDH) dans les différents programmes et sous-programmes confiés au secteur de la santé.

Les Solutions

  • Centres Communautaires de Santé (CCS)
  • Cliniques Scolaires : cliniques mobiles dans les petites et grandes écoles et cliniques fixes

Tableau récapitulatif du RAC

Intervention Avantage Coût Ratio Avantage-Coût
Mise en œuvre de CCS 3,0 milliards de gourdes 774,4 millions de gourdes 4
Clinique mobile à petite échelle 403 millions de gourdes 85,2 millions de gourdes 4,7
Clinique mobile à grande échelle 2,0 milliards de gourdes 357,2 millions de gourdes 5,6
Cliniques permanentes dans les écoles 2,0 milliards de gourdes 516,2 millions de gourdes 3,9

Avantages, coûts et RAC

Centres Communautaires de Santé

Fournir aux 125 régions municipales un Centre Communautaire de Santé (CCS) tel qu'indiqué dans le Paquet Essentiel de Services. L'objectif de cette composante est d'améliorer la prestation et la qualité des services dans les zones rurales et de faire des CCS une porte d'entrée dans le système pour ces communautés. Pour ce faire, les CCS proposeront des activités promotionnelles, de prévention et curatives, y compris des soins prénatals et néonatals.

Coûts

Le coût associé à cet investissement pour la mise en place des CCS est de 774 millions de Gourdes.

Avantages

Les estimations de réduction du risque relatif pour les cliniques communautaires sont réparties en trois catégories par tranches d'âge: i) enfants de 0 à 4 ans ii) enfants de 5 à 19 ans et iii) adultes de plus de 20 ans. Comme pour les analyses des cliniques scolaires, celles-ci devraient être interprétées comme une réduction du risque de la maladie donnée par rapport à l'absence d'autres établissements de santé.

Nous supposons que les cliniques communautaires se concentrent sur les jeunes enfants (0-4 ans) grâce à une combinaison de soutien maternel pendant la grossesse et des programmes de santé communautaire et sont en mesure d'obtenir une réduction du risque relatif équivalente aux cliniques scolaires fixes pour cette tranche d'âge. Pour les tranches des 5 à 19 ans et des adultes de plus de 20 ans, la réduction du risque relatif est la moitié par rapport à la même maladie dans les cliniques fixes scolaires. Il y a deux maladies d'adultes non examinées dans les cliniques scolaires : le diabète et la tuberculose. Pour le diabète, nous supposons une réduction du risque relatif due au traitement du diabète (insuline) de 80% et que la présence d'une clinique permet d'atteindre deux tiers des individus pour une réduction du risque relatif de 53%. Pour la tuberculose, nous notons qu'en Haïti, il y a un taux de détection de 79% et un taux d'efficacité du traitement de 78% (base de données de la Banque mondiale). En multipliant ces nombres entre eux, on suppose une réduction du risque relatif de 62%.

Cliniques scolaires

Cliniques scolaires mobiles à petite échelle : cette intervention comprend le passage d'un bus scolaire deux fois par an dans chaque école, avec trois infirmières et un médecin tel que mentionné dans la phase pilote lancée en 2014

Cliniques scolaires mobiles à grande échelle : différente de la première, cette intervention prévoit des visites mensuelles du même personnel pendant les dix mois où l'école est active.

Cliniques fixes dans les écoles : celles-ci auront un médecin qui viendra toutes les deux semaines et une infirmière sur place pendant les jours d'école.

Coûts

Le coût du projet de cliniques scolaires s'élève à 85 millions de Gourdes pour la stratégie à petite échelle, 357 millions de Gourdes pour la stratégie à grande échelle et 516 millions de Gourdes pour les cliniques fixes dans les écoles.

Avantages

Pour les cliniques mobiles et fixes à l'école, on suppose que 33% des écoliers bénéficieront de ces cliniques, car ils n'utilisent généralement pas les services de santé des institutions publiques.

Pour les cliniques à haute intensité ou fixes, on suppose que 67% auront des avantages partiels (c.-à-d. 50% des avantages totaux), car ces dernières utilisent généralement des structures publiques ayant une orientation préventive et éducative mais avec une intensité plus faible que les cliniques à haute intensité et les cliniques fixes.